The last time I saw Richard (*)
Voilà, c’est fini, pour mieux recommencer manifestement puisque déjà, je sais que m’attendent un nouvel appartement (et le déménagement qui lui est consécutif) mais dans le même immeuble qu’avant ; un nouveau job, pour août, dans une nouvelle agence mais toujours pour la même banque ; une nouvelle année universitaire… Mais toujours dans la même fac. Tout est nouveau, en restant ancien, tout reprendra, la sécurité du continu avec j’espère l’intérêt d’une certaine nouveauté.
Les échéances se rapprochent, se dissolvent dans le temps, comme « les cercles de plomb dans l’espace » - oui, je réutilise cette métaphore du temps employée par Virginia Woolf dans Mrs Dalloway. Les cercles, les heures, et l’insupportable recommencement, là où tout s’arrête. Je repense parfois à cet écrivain (dont évidemment le nom m’échappe au moment où cette anecdote ressurgit, comme si mon esprit cloisonnait précautionneusement mes fonctions de penser et d’écrire, et n’y laissait des voies de communication que restreintes) au sujet duquel j’avais lu qu’il s’était suicidé à cause de sa montre à quartz, terrorisé par le cours du temps qui n’était plus circulaire, mais linéaire ; qui certes recommençait à zéro, mais plus à ce 12 rassurant, plaisantin ; « ici commence où tout finit ».
W***
(*) Chanson de Joni Mitchell.

0 Comments:
Post a Comment
<< Home